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Tchaïkovski-Le Lac des Cygnes

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1 Tchaïkovski-Le Lac des Cygnes
2 014 lectures
2 Lacrimosa-Fassade 2. Satz
2 170 lectures
3 Secret Garden- Nocturne
574 lectures

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Les périples de Schizophrénie.

Les périples de Schizophrénie.
Les périples de Schizophrénie.



A travers les fougères et en de boueux marécages,
Entre les nuages ensanglantés qui pèsent sur les âmes,
Je m'applique, cherchant parmi les affreuses images
La sève bouillante et rugueuse de cette étrange dame.

Perdue et apeurée, et mes milles sens brûlants en éveil
Je m'applique à l'éradiquer, le mal sublime et suprême,
La pâle danseuse riant, douce effrontée, auréole vermeille.
Du haut de sa peau, miroir fou, elle me guette, blême.

En son sein s'allient mes peurs et mes craintes
De caresses interdites, s'enlacent et me lacèrent,
Et dans des successions de larmes hypocrites et feintes
L' Essence de Folie glisse vers mes veines et proliphère.

L'âme ne meurt pas, mais s'oublie avec milles effrois,
Inutiles et faibles cris qui à voguent perdus dans l'immensité
D'une terreur meurtrière, de rires mécaniques froids.

Je repose en ses bras, autre moi faméliques aux airs captivants,
Et, indolente mais craintive, dans la transe de ses étranges chants,
Dont la beauté n'a d'égal que leur furie et leur milles insanités.

Ainsi sa voix ose-t-elle guider mes gestes,
Ainsi mes mouvements s'évaporent, inconsistants,
Et tandis que nos âmes hurlent dans le vent,
Je sens ma raison se flétrir de cette Peste


*LaCe-WhiP*
inspiré d'un cauchemar que j'ai fait où je devenais schizo et je me mettais à tuer des gens, mais comme c'était pas "moi" ben je m'en rappellai plus, tout en sachant que c'était moi ^^' ok je sais je m'exprime comme une merde et ce que j'ai écrit est pourri lol mais au moins ça m'aura clamé, et pis du coup je vais peut être arrêter d'angoisser et de demander aux gens de me tuer si ça arrive ^^

# Posté le mercredi 29 novembre 2006 12:02

Humeur du moment

Humeur du moment
Le paysage était brumeux et vague, comme tracé au fusain par une main fatiguée; et la douce nuit se faisait froide et mordante, et la forêt et la rivière, lugubres, susurraient une mélopée inquiétante.
Le vent laissait choire une odeur d'orage, que la terre aride avalait mollement, et que l'ombre, vile et vive, tentait de capturer.
Dans toute cette agitation, la terre, négligente, laissait enfin voire sa peine, et la brume sans fin asphyxiait les plantes.

La captive céleste, radieuse plus encore dans les ténèbres et la mort, exhalait de beauté, de grâce et de tendresse, offrant une vue fragile, se laissait mordre par le gèle et l'abîme, et voyait son c½ur mourir à chaque pas. Les branches sans vie éraflaient sa belle âme, écorchant lentement une pureté éthérée, et arrachaient à chaque pas une larme qui s'échappait de ses yeux de couleur opaline.

Qu'il est étrange et doux, en ces nuits hostiles, de contempler ce visage déchiré et vide, taché de bonté, d'amour et de luxure, apparition insolite d'espoir et de chagrin.
Et quelle tristesse éprouvèrent alors les feuilles mourantes, délaissées de leur souveraine douce et charmante. Elles savent, dans leur agonie, que plus jamais la danse ondoyante de cette peau si pâle ne fera l'objet de leurs délectations.
Oui, la lune s'évapore, milles douleurs la secouent, mais alors qu'elle sent la brise sur sa joue, son souffle meurt, et l'éternel l'emporte.

Le paysage, brumeux et vague, se courbait, déchu, effacé par les larmes d'enfants capricieux et ses restes, cendres sans couleurs, se virent dispersées par un mistral en pleurs. Le deuil seul dansait de sa danse macabre.

*LaCe-WhiP*

Image: Carlos Schwabe

# Posté le lundi 20 novembre 2006 16:03

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Un petit extrait de "La Nuit de Mai" d'Alfred de Musset... (note, j'aime beaucoup lLa Nuit de Decembre aussi, mais ce poème est vraiment trop long et le couper serait un massacre)


LA MUSE

Crois-tu donc que je sois comme le vent d'automne,
Qui se nourrit de pleurs jusque sur un tombeau,
Et pour qui la douleur n'est qu'une goutte d'eau ?
O poète ! un baiser, c'est moi qui te le donne.
L'herbe que je voulais arracher de ce lieu,
C'est ton oisiveté; ta douleur est à Dieu.
Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure
Que les noirs séraphins t'ont faite au fond du c½ur ;
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lents une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'Océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son c½ur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur,
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le c½ur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort, se recommande à Dieu.
Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le c½ur.
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant,
Mais il y pend toujours quelque goutte de sang.



Image: Caspar David Friedrich
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# Posté le dimanche 12 novembre 2006 11:05

Modifié le vendredi 24 novembre 2006 15:49

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Ballet

Les Lys Blancs s'étirent langoureusement vers la glorieuse Diane,
Dont la vue embrasse l'horizon brumeux, et réclament de l'indolente
Un regard chaleureux. La belle tend mollement son visage diaphane,
Et, lasse de leur suppliques, laisse sa lumière planer sur l'eau lente.

La rivière nocturne laisse négligemment ses flots s'étendre,
Se pâmant froidement avec précaution, d'une douce lenteur,
Et loin de sa course diurne, offre ses caresses à la terre tendre.
Dans la pâleur de la nuit, la Nature à la fois s'éveille et se meurt.

Les brins d'herbe, dans son lit, se pavanent et dansent pour la boire,
Et les cygnes de suivre, s'épanchent en de gâcieux mouvements,
Et tous admirent et vénèrent les cieux nocturnes en ce mouvant miroir.

Et voilà qu'Endymion parait, et la lune de gémir, se laisse l'embrasser
Avec lenteur et amour, se répand en une douce et claire ondée.
Phoebus, jaloux, se laisse poindre, chassant sa dame rageusement.



*LaCe-WhiP*
Image: le sommeil d'Endymon de Girodet Trioson

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 15:08

Modifié le samedi 04 novembre 2006 10:50

Petit trip de cours de maths...

Petit trip de cours de maths...
La Fabuleuse Histoire des Vecteurs

Les vecteurs colinéaires, aussi appelés vecteurs des collines, sont de petits animaux aux airs de lutin. Leur poil est vert et à tout point semblable à l'herbe, ainsi les plus beaux d'entre eux se parent-ils de fleurs aux fragrances merveilleuses et aux pétales de couleurs enchanteresses.
Ces petits êtres merveilleux sont les enfants de la douce nature, qui les berce, de sa main bienveillante, à l'aide des zéphyrs aux voix angéliques.
La vie de ces enfants extatiques est parsemée de mille joies, celles-là même qui se réunissent amoureusement pour faire naître de merveilleux petits rires cristallins.

Cependant, les vecteurs collinéaires ont un ennemi mortel :
Le VECTEUR.

Comme leur noms l'indiquent, ils sont de la même engeance, néanmoins les vecteurs, les vecteurs vulgaires, faits d'encre et déposés sans amour sur une feuille de papier, ceux-ci sont cruels et froids, et n'aiment ni ne rient jamais. Ainsi, sans joie ni compassion, ils cherchèrent inlassablement une distraction qui leur apporterait le sourire.
En un jour désigné par le Malheur, cruel et sans merci, les vécteurs la trouvèrent. Le Démon en personne la leur avait susurré dans leur sommeil léger et sans rêves, troublé par leur obsession de s'occuper. Oui, ils avaient eu cette fabuleuse idée :
EXTERMINER TOUS LES VECTEURS COLINEAIRES!

Ils allèrent donc trouver leurs ennemis, la cause de leurs souffrances et raison pour laquelle ils étaient lésés, oubliés, bafoués et solitaires. Mais dès qu'ils virent les
vecteurs des Collines(aussi appelés colinéaires), ils en tombèrent éperdument amoureux. Et leur passion,
sentiment si pur et si clair, éblouissant leurs yeux habitués aux mornes ténèbres, leur était rendue dans une extase imprévue, digne de la beauté du manteau lunaire du Soir, dont le ciel se pare, et de ses mille étoiles scintillantes. Ils s'accouplèrent donc comme des bêtes pendant des heures, et de cette douce union (aux très nettes tendances sado-masochistes) naquit un monde parfait, équilibre entre les ténèbres et la lumière :
LE MONDE DES VACANCES ! ! ! !

Fin

*LaCe-WhiP*

Note: Laure, t'as pas tort, c'est pas ça qui va me faire remonter ma merveilleuse moyenne de 3/20


HEH BEN DEVINEZ QUOI ?? je suis passée de 3/20 à 11/20 (le contrôle était justement sur les vecteurs :p !!! )

# Posté le lundi 23 octobre 2006 15:31

Modifié le jeudi 23 novembre 2006 12:21