Noire sur un sol immaculé,
J'irai cueillir les appats
Des amours assiegés, acculés
Dans un desespoir grandissant,
Dans une beauté innefable,
Près de la reine des fables,
Près des coeurs s'épanouïssant.
J'irai cueillir les baisers
Sur les levres des étoiles,
Trorrent, brouillard, blancs voiles,
Mousseline des neiges et brasiers.
Où le ciel fleurit, les rires
Nagent dans une mer de délires
D'où chaque vague nait une angoisse.
Le ciel est pareil à l'humanité,
N'existant que pour aimer ses étés,
J'aime enfin mes yeux emplis de visions,
Bruyantes, mouvements du lointain horizon.
Le temps s'abbat, aigle divin,
Sous ses aîles un lac de vin,
Où ilo plonge et se noie, enfin!
Rêves et plaisirs n'ont plus de fin.
Je me dévore, encore et encore,
Milles étoiles parent mon corps,
Et, soudain, de ces tréfonds
J'immerge et reviens en un monde qui fond...
Où la lumière s'abbat
Noire sur un sol immaculé
J'ai cueilli les appats
Des coeurs acullés

